Besace parisienne

© le15ter

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J’ai les neurones frétillants, pleins de projets, plein d’idées et envie de faire partager ce fourmillement mais le temps me manque cruellement. Aaarggh ! En attendant, quelques projets réalisés ces dernières semaines sont en attente de publication sur ce blog et arrivent… En plus, vous avez remarqué cette nouvelle fonctionnalité du blog ? Mais si, juste là, sur la gauche… vous pouvez laisser votre adresse mail et je vous enverrai un petit mot de temps en temps pour vous tenir au courant des nouveaux articles et peut-être même des concours (parce qu’on me dit dans l’oreillette, qu’un concours se prépare… mais chuuuut !). Enfin, c’est comme vous voulez… La suite, c’est une question de couture, oh yeah !

Je regarde toujours mon tas de sacs à  main d’un air dubitatif (hummm pffft) avant de partir en vacances et encore plus avant un séjour à Paris. Je ne suis pas très férue de sacs ou plutôt, les sacs que j’aimerais posséder sont onéreux, donc je me contente de peu en attendant… de pouvoir m’offrir de beaux sacs. D’un autre côté, comme je ne suis pas très soigneuse, je n’ai pas franchement avantage à avoir un très beau sac. Et puis il ne faut pas mettre de côté la difficulté à trouver un sac qui réponde à toutes les exigences concernant la taille, la matière, la couleur, le nombre de poches, le type de fermeture, le type de bandoulière, etc. Une quasi mission impossible !

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Donc, la majorité de mes sacs, je les ai cousus moi-même, ce qui pose un problème car ils sont généralement en tissu et ce n’est pas l’idéal sous la pluie. Et puis, certains, comme le New Vintage, ne ferment pas très efficacement. C’est correct dans la vie quotidienne mais ça ne me semble pas très opportun pour le métro parisien.

L’autre jour, je pestais contre mes possessions inadaptées à mon voyage du lendemain et en jetant un œil à ma montre, je remarque que pour une fois il n’est pas 23h30 (heure à laquelle je commence généralement à préparer mon sac de voyage…). Je me suis dit que j’avais deux heures pour essayer de créer un sac à main qui corresponde à mes attentes pour une sortie parisienne. Pour quelqu’un qui prend d’habitude beaucoup de temps à réfléchir AVANT d’agir, c’était une gageure.

J’ai mentalement listé les contraintes, et j’ai rapidement dessiné (ahum!) une forme basique qui me permettait une couture rapide correspondant à tous les points.

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Les contraintes :

–       La bandoulière longue pour être portée par-dessus un manteau d’hiver. Cette bandoulière est nécessaire pour avoir les mains libres dans les magasins, dans les expos (pour prendre des notes) et dans le métro pour ne pas avoir à poser le sac.

–       Une fermeture à glissière qui empêche une partie du contenu de tomber n’importe où et surtout qui dissuade les pickpockets (est-ce efficace réellement ?).

–       Une grande poche extérieure pour y glisser rapidement le carnet de notes (que personne n’a d’intérêt à voler) et un crayon.

–       Une petite poche extérieure pour le téléphone portable, les mouchoirs et les tickets de vestiaires.

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En fouillant dans mes tissus j’ai trouvé un morceau de tissu noir métallisé déjà utilisé plusieurs fois et assez épais et résistant et un morceau de coton bleu « glacé » qui avait servi pour des rideaux. J’avais aussi un morceau assez long de biais gris foncé et un peu de gros grain beige grisé. C’était parti !

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Le principe : un tube zippé en haut qui se ferme en rabattant le haut de la pochette sur le bas. Basique, basique. Le résultat, une besace assez pratique, discrète et pas trop inesthétique. Je la trouve un peu trop étroite à l’usage (mais la taille de la fermeture à glissière a induit celle du sac) et je pense aussi qu’un peu d’épaisseur dans le bas du sac lui donnerait le chouia d’aisance qui manque. Mais globalement elle a passé le test des 3 jours parisiens haut-la-main.

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Pour en savoir plus :
 
Autant vous dire que le truc est impossible à photographier correctement (et pourtant j’ai utilisé mon pied photo!). J’ai tenté d’améliorer le résultat blafard et flou avec les filtres de PicMonkey, était-ce une bonne idée???
Le patron est du total free-style.
Le tissu noir argenté vient de chez Myrtille, rue du Calvaire à Nantes. Le tissu bleu vient d’un endroit inconnu, c’était il y a longtemps, et ce n’est même pas moi qui l’ai acheté!
Le biais, le gros grain et l’attache à glissières viennent de la mercerie Au fil d’or, 7 rue Santeuil, à Nantes.
Sur les photos le Cartoville est un plan par quartiers super pratique. Déjà testé aussi pour Londres et Rome.
 
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