Gatsby

© le15ter

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Ce post était à l’origine destiné à parler de boucles d’oreille réalisées dans un esprit années 20 et avec des petites perles bleues dont le nom avait capté mon attention lors de mes achats (« Gatsby »). Mais finalement, j’ai été tellement happée par le nom et l’ambiance que je crois que je vais bientôt regarder le film de Baz Lurhmann (pas encore vu cependant) et comme je viens de voir la version de Robert Markowitz, cet article est donc un magnifique package ! (wahahah !).

A ma grande honte, je dois avouer n’avoir jamais lu le livre de Francis Scott Fitzgerald. Je vais peut-être le mettre sur la liste pour l’été prochain… Quoique je ne suis pas sûre d’aimer suffisamment les personnages (trop égoïstes, trop désœuvrés, trop mondains, et trop peu honnêtes) pour leur accorder tout ce temps. Mais on ne lit finalement pas les romans pour leurs personnages…  L’ambiance, le ton et le style de l’auteur  et surtout les idées qu’ils distillent, les pensées qu’ils inspirent importent plus. Et puis Jay Gatsby est quand même très attachant malgré (ou à cause) de toutes ses contradictions. En attendant de faire preuve d’un véritable engagement intellectuel en LISANT, j’ai consacré quelques heures de visionnage à cette histoire…

Mira Sorvino & Toby Stephens dans The Great Gatsby de Robert Markowitz

Mira Sorvino & Toby Stephens dans The Great Gatsby de Robert Markowitz

Pour contenir l’obsession Black Sails (si ça se trouve je vais être terriblement déçue à la fin de cette affaire), j’ai regardé Toby Stephens dans Gatsby de Robert Markowitz. Une version où le personnage de Nick Carraway est joué par Paul Rudd, un acteur pour qui j’ai toujours eu un capital sympathie au-dessus de la moyenne et que je trouve assez brillant. Les acteurs sont globalement convaincants. Et même si le choix de Stephens n’était pas évident a priori (un britannique, roux, surtout connu au théâtre), il me semble qu’il s’avère judicieux (aaahhh, le sourire de Toby Stephens!). Mais ce que je trouve réussi dans cette adaptation c’est surtout l’ambiguïté de tous les personnages et la grande mélancolie qui se dégage de toutes les scènes et qui ne fait jamais envier la vie facile qui s’y déploie.

Affiche Gatsby pour le film de Baz Lurhmann

Affiche Gatsby pour le film de Baz Lurhmann

Le mythe de Gatsby doit beaucoup au cinéma et je regarderai peut-être un jour la version avec Robert Redford. Pour l’instant, je dois avouer que c’est celle de Lurhmann qui m’attire. L’affiche (les affiches, en fait) du film de Lurhmann sont particulièrement réussies à mon sens. Le graphisme en arrière-plan est impec ! Les couleurs donnent un côté chic et précieux, les formes un côté moderne et rétro en même temps. C’est ce qui a tout de suite capté mon attention (et pas du tout le casting). Je n’ai jamais imaginé DiCaprio dans ce rôle mais comme il est quand même pro, je suppose que ça fonctionne. Enfin, le film vient de sortir en DVD, je vais pouvoir finir mon imprégnation gatsbienne (oui, oui, j’invente des mots).

© le15ter

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Revenons à l’intrigue principale ! Les boucles d’oreille ont été commencées au moment du visionnage du téléfilm mais ne sont pas directement inspirées par un modèle vu à l’écran. Leur élaboration a été longue. Le point de départ était la couleur bleue mais c’est incroyablement difficile de trouver des perles bleu foncé dans une matière intéressante (l’addiction aux belles matières continue). Après avoir fait des achats à La Droguerie, complétés par des achats à La Cabane à perles, associés à des perles de mon stock, il s’est avéré que la sélection était satisfaisante.

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Je voyais très bien l’effet que je souhaitais au niveau des chaînes qui pendent (là, il faudrait une expression plus jolie, mais je ne vois pas…) mais avec la contrainte de la couleur noire, les solutions étaient limitées et j’ai dû faire plusieurs essais pour que l’allure générale et le mouvement soient suffisamment fluides. Cette phase d’expérimentation me plaît particulièrement. Je crois que parfois je me satisferais de la création d’une seule boucle (la deuxième n’est qu’une copie). Finalement, j’ai quand même terminé la deuxième et maintenant je vais pouvoir les tester in real life.

Au bout du compte c’est sans aucun doute l’ambiance très « années 20 » qui est séduisante aussi bien dans le roman, les adaptations filmées et mes boucles bleues. Non ?!

Pour en savoir plus :
 
Francis Scott Fitzgerald, Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby). L’édition originale de 1925 est rare et chère mais on le trouve en livre de poche à moins de 3€ ! Magnifique (non ?) !
 
Un article de Samuel Blumenfeld dans Le Monde, assez pertinent il me semble sur le roman et ses adaptations (mais rien sur la version de Markowitz).
 
Les boucles sont réalisées avec du matériel provenant essentiellement de La Droguerie (24, rue de la Fosse à Nantes) et de La Cabane à perles (5, rue Mercoeur à Nantes).
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