Murmures

mures8Hey ! Ça fait vraiment un bail que je n’ai pas parlé cuisine ici. D’un autre côté, ce n’est pas toujours évident de prendre en photo des plats. C’est clairement un vrai métier de photographier des recettes de cuisine. D’ailleurs, certains font cela très très bien…

Sur la toile, j’aime les images de Kathreinerle et son blog Photisserie. C’est un peu froid et clinique mais aussi plein de poésie. J’apprécie aussi les expériences photos de My Little Fabric, lumineuses et stylisées. Version papier, ce sont les photos de 180°C que j’adore (j’adore tout le magazine alors c’est un peu facile, mais bon).  

© le15ter

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Bref. Le titre de cet article et la saison doivent vous avoir mis la puce à l’oreille. Aujourd’hui, une recette à base de mûres. Et ce qu’on aime le plus dans la famille du 15ter, c’est la confiture de mûres ! Chaque année, deux ou trois courageux partent en goguette durant une matinée pour ramasser les précieuses baies. C’est à la fois plaisant (le grand air, le plaisir de la cueillette, la satisfaction au retour) et fastidieux (les épines, la frustration des grappes trop hautes pour être atteintes, l’agacement d’arriver trop tôt ou trop tard vis-à-vis de la maturité des fruits). Au final, on se retrouve avec les mains noires, bleues ou violettes et des griffures plein les bras mais si les seaux sont pleins, c’est vite oublié.

Un conseil pour la cueillette : on évite de ramasser les mûres qui sont sur le bord des routes, là où les voitures passent, les fumées d’échappement n’étant pas un ingrédient nécessaire. Et si on s’aventure dans les champs, on n’oublie pas de bien refermer les barrières et les clôtures (c’est la moindre des choses).

Pour la suite des opérations, l’idéal est d’être à deux.

 

© le15ter

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La confiture de mûres familiale du 15ter :

 

Ingrédients : des mûres fraîches, lavées, équeutées, égouttées (attention en les lavant de ne pas les écraser) / du sucre cristal / des citrons jaunes / de l’eau (on calculera les quantités après la première étape).

Ustensiles : une balance / des saladiers en verre ou en plastique / un moulin à légumes à manivelle / une bassine en cuivre (ou, à défaut, un grand faitout en inox) / une cuillère en bois / un thermomètre à sucre / une louche / un entonnoir à confiture (dont l’ouverture équivaut à celle d’un pot) / des pots en verre lavés, ébouillantés, mis à sécher la tête en bas / un torchon qui ne craint pas les tâches (pas votre plus beau) et des tabliers sont fortement conseillés.

Techniques : savoir faire une règle de trois.

 

© le15ter

1. Passer les mûres au moulin à légumes en les écrasant le plus possible. Lorsqu’il reste des grains sans pulpe, on les jette et on continue avec de nouvelles mûres.

2. Peser la quantité de pulpe obtenue (à cette étape, il reste quand même quelques grains, nous on aime la confiture comme cela) et faire un calcul pour obtenir la quantité de sucre mures4nécessaire : pour 1kg de fruits, 750g de sucre.

3. Mettre le sucre cristal dans la bassine à confiture avec le jus de un citron (si vous avez plus de 2kg de fruits, l’idéal est de faire la cuisson en plusieurs fois) et un verre d’eau. Mettre sur feu moyen (le gaz est top pour les confitures) et attendre patiemment (en surveillant et éventuellement en mélangeant pour uniformiser) que le sucre fonde. mures5Placer ensuite le thermomètre dans la bassine (sans qu’il ne touche le fond) et attendre que la température soit de 116°C[1] (il existe aussi des méthodes pour vérifier la température, nécessitant de toucher le sucre avec ses doigts, personnellement c’est surtout l’occasion de me brûler, j’évite donc).

4. Aussitôt, verser délicatement les fruits dans le sucre et mélanger avec la cuillère en bois. mures6Continuer de mélanger durant environ 20 min à feu assez vif. Pour savoir si la confiture est cuite, c’est empirique et cela reste une affaire de goût. Chez nous, on préfère les confitures qui s’étalent facilement donc on ne fait pas trop cuire : en gros, lorsque cela commence à sentir la confiture (et non plus les fruits frais) et qu’il y a de petits projections dues à l’ébullition, on teste sur une assiette froide. mures7Si la goutte de confiture que l’on dépose fige assez vite, ne coule pas, c’est bon. Mais si vous aimez les confitures qui se tiennent (et se conservent plus longtemps), il est souhaitable de poursuivre.

5. Couper le feu et démarrer la mise en pot. Avec la louche et l’entonnoir verser la confiture dans les pots. Ensuite, au choix : refermer tout de suite les pots et les renverser ou laisser refroidir une nuit avant de fermer mais comme cette option ne permet pas de parfaitement stériliser, ajouter une goutte d’eau de vie à la surface avant de fermer.

 

© le15ter

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Cette confiture se conserve parfaitement un an. Mais ceux qui choisissent l’option d’une consistance assez fluide (pas liquide !) devront peut-être conserver les pots au réfrigérateur APRES leur ouverture.

© le15ter

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Lorsque les pots sont fermés, on peut ajouter une touche personnelle avec une jolie étiquette ou faire simple et efficace en écrivant rapidement au crayon feutre directement sur le pot.

Et c’est au moment de ranger les précieux pots dans le placard qu’on se dit qu’on est enfin en automne!

 

Pour en savoir plus :

[1] C’est le petit boulé. Pour tester la température sans thermomètre avec de fortes chances de brûlures, on peut regarder ça.

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One Response to Murmures

  1. Lilou says:

    mmh ! ça fait envie !

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