New vintage

©le15ter

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Au printemps dernier, alors que la saison des vide-greniers reprenait, nous avons opté pour une tentative familiale de grand ménage par le vide, autrement dit, une partie de la famille a entassé sur un même emplacement tous les objets improbables amassés depuis des années et qui ne servent plus depuis des lustres (d’ailleurs, on a tenté de vendre des lustres…). Et pendant que l’on déballait notre bazar, j’ai flashé sur LE sac orange vintage de ma mère qu’elle était presque prête à donner parce qu’elle ne l’avait pas porté depuis les années 70 ou  80 (en tous cas  je n’ai jamais, jamais vu ma mère porter ce sac, je m’en souviendrais…)

©le15ter

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Ce n’est pas un sac de luxe ou de marque mais vous avouerez qu’il a un look sympa et une petite originalité avec l’anse qui peut s’aplatir lorsqu’on ne l’utilise pas (bon, il y a aussi une petite tâche d’encre devant et je pense que c’est la raison pour laquelle le sac avait été exilé). Je l’ai donc obtenu pour un prix défiant toute concurrence (Maman me l’a donné !!!) et je l’ai adopté durant tout l’été en changeant seulement la lanière (trop courte et trop raide parce qu’elle n’avait jamais été utilisée) pour une plus sympa fabriquée en biais Liberty tressé (autant vous dire que la bandoulière est l’élément le plus coûteux du sac actuel…). Mais un sac qui n’a pas servi depuis 30 ans et mon habitude de remplir mes sacs avec portefeuille, agenda, trousse et divers éléments encombrants ne font pas bon ménage et le cuir s’est déchiré au niveau de l’anse. Damned !

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Après avoir déprimé un certain temps, relégué le sac dans l’armoire pour éviter de l’abîmer plus et pas mal cogité, j’ai décidé qu’il était impossible d’abandonner cet accessoire absolument parfait. Mais comme je suis aussi pragmatique parfois, il m’a semblé que faire réparer le cuir allait non seulement coûter plus cher que la valeur du sac mais aussi ne résoudrait pas le problème de sa fragilité. Heureusement, je me suis remise à la couture avec la vieille machine à coudre de ma grand-mère, qui ne fait que du point droit mais qui à l’air de pouvoir coudre du cuir. Yesss !

Donc j’ai acheté des aiguilles spéciales cuir, un peu de suédine et j’ai fouillé dans mes chutes de tissu. Après plusieurs études et observations… Tadaaa ! Voici le new sac vintage. Même look mais en noir et beige (on voit moins les coutures irrégulières) et sans la fameuse anse parce qu’il faudrait que je démonte totalement l’ancien sac pour la récupérer mais je ne suis pas prête à faire ce sacrifice (je porte toujours l’autre malgré la déchirure). Disons que cette version est un crash-test et que la prochaine fois j’essaie avec du vrai cuir pour rendre le sac un peu plus rigide et un peu plus précieux. Une nouvelle aventure à venir…

 
 
Pour en savoir plus:
le modèle : aucune idée de la marque et de l’année, si vous reconnaissez la bête… la doublure est recouverte de quelques motifs discrets en forme de « E » ou de « 3 »
le patron : bah il n’y en a pas, j’ai improvisé à partir du modèle
la suédine noire et beige vient de chez Delacroix frère et soeur
la doublure est réalisée en Bromley ikay burst citron by Rowan Fabrics for Victoria & Albert Museum (chez Bulle de gum), une merveille, et en coton noir à motifs écrus de La Droguerie (impossible de retrouver le nom de ce tissu).

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