Panique!

Logo_Panique_en_Coulisses_-_Theatre_Beaulieu_450Je ne suis pas très joueuse. Surtout lorsqu’il est possible de perdre. Je veux dire de vraiment perdre quelque chose. Comme lorsqu’on joue de l’argent dans un Casino ou même lorsqu’il faut acheter un ticket de loto. La probabilité de gagner est tellement faible qu’on est surtout assuré d’avoir perdu sa mise de départ ! « C’est le jeu ma pauvre Lucette » (oui, je ne joue pas au loto mais j’aime bien leurs pubs) ! Ceci dit, il y a quelques mois, j’ai gagné un DVD sur le site de Dorian Cuisine. Et Fleur a gagné le livre des desserts de Bernard. Delphine gagne très souvent à des jeux littéraires (et je suis parfois celle qui en profite car elle m’inscrit sans que je le sache, ce qui est très sympa, j’ai donc reçu récemment un livre dont je vous parlerai peut-être) et j’ai encore plein d’autres exemples. Car sur internet il y a sans arrêt de petits concours qui ne nécessitent aucun investissement financier, juste le temps de répondre à une question ou de laisser un commentaire. Et c’est donc comme cela que l’autre jour j’ai juste répondu à un mail reçu et… j’ai gagné une place de théâtre ! Oh yeah !

 

A Nantes, il existe plusieurs petites compagnies de théâtre très sympas qui proposent régulièrement des reprises de pièces célèbres ou des spectacles humoristiques. Ça change du cinéma et c’est très distrayant. Souvent pour une somme très raisonnable et dans des conditions meilleures que les petits théâtres parisiens (qui sont très sympas aussi, ce sont des expériences à vivre !) on assiste à deux heures de divertissement pur. J’aime bien ce que fait la Compagnie même pas cap. Les deux pièces qu’ils jouent chaque année sont des références du théâtre de boulevard contemporain : comiques, survoltées, ingénieuses. Elles nécessitent un jeu de comédien pointu et virtuose.

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J’ai donc eu la chance d’assister à la première de leur nouvelle création : Panique en coulisses de Michael Frayn. Waouh ! Pour une première c’était carrément top d’autant que la pièce est très très complexe.

Ça commence doucement cette histoire avec une maison presque vide, la gouvernante qui traîne pendant son jour de congé et qui espère manger une boîte de sardines à l’huile devant la télé. Ça continue avec des entrées et sorties, des portes qui claquent, des déshabillés, une lettre des impôts, une bouteille de champagne et un sac de voyage. Ça évolue avec des désaccords d’acteurs, un metteur en scène inquiet, des couples qui se défont, des fleurs, des bouteilles d’alcool et encore des sardines. Ça finit en délire total avec fil de téléphone emmêlé, chute dans les escaliers, et disparition de sardines. Vous n’avez rien compris ?! C’est normal, je ne voudrais pas trop dévoiler l’intrigue. Il vous suffit de savoir que le premier acte se passe durant la répétition d’une pièce de boulevard à première vue assez classique dans laquelle l’assiette de sardines à l’huile semble avoir une certaine importance. Les acteurs ne sont pas tout à fait prêts pour la première du lendemain mais tout est encore possible. Le deuxième acte se passe en coulisses (changement de décor à vue très impressionnant comme c’est souvent le cas), le même début de pièce mais jouée presque hors de vue des spectateurs pendant qu’en coulisses, tout dérape. Cette fois cela se passe durant la tournée. Enfin, le troisième acte nous propose un retour sur scène côté spectateurs. On rejoue la première scène mais… c’est la fin de la tournée et la mécanique bien huilée est quelque peu perturbée.

affiche-tocSous des dehors assez simples, la pièce est en fait une prouesse d’écriture et de jeu. Le deuxième acte notamment qui nécessite de la part des acteurs de jouer continuellement (sur la scène qu’on ne fait que deviner et en coulisses qu’on observe). Pas de repos. La mécanique de la pièce repose aussi sur les entrées et sorties de tous les personnages (9 au total) qui doivent se faire de manière ultra précise et souvent simultanée pour fonctionner. C’est donc une pièce risquée car le moindre décalage et elle perd de son attrait.

Mon avis : on y va pour voir la performance d’acteurs et pour le plaisir de découvrir les rouages des coulisses. On peut regretter que l’auteur n’ait pas véritablement trouvé de chute à l’histoire.

 

Pour en savoir plus :
 
Sur le site de la Compagnie même pas cap on en apprend un peu plus. Les facebookés iront voir aussi .
La pièce de Michael Frayn, Noises off, a aussi été adaptée en film par Peter Bogdanovich. Je n’ai pas vu ce film mais si j’arrive à en trouver une version, je pense que je vais tenter.
 
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2 Responses to Panique!

  1. la soeurette says:

    On y va vendredi, je débrieferai avec toi :-)

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