The end of the Hobbit

hobbitDonc, donc, donc. Je suis incroyablement en retard pour pas mal d’articles qui sont écrits depuis un moment. Mais impossible de trouver du temps en janvier pour venir ici et puis ensuite, problèmes techniques et délais de réparations, ceci expliquant cela… Je n’ai plus qu’à m’y mettre, relever mes manches, et c’est parti !

Pendant les vacances de Noël, je suis allée beaucoup au cinéma et j’y ai vu des films diamétralement opposés, complètement différents, carrément contradictoires. Mais c’était vraiment chouette d’aller autant au cinéma ! J’en ai aussi profité pour aller dans différentes salles de cinéma, parce que c’est aussi l’avantage de vivre dans une grande ville, la multiplicité des possibilités, en particulier pour le visionnage de films. Ma sélection de Noël, humm… apparemment sans aucune logique…

 1. Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées de Peter Jackson

Le Hobbit  la Bataille des cinq armes © Warner Bros. France

Le Hobbit la Bataille des cinq armes © Warner Bros. France

Enfin, c’est fini ! La saga Tolkien de Peter Jackson. J’avoue n’être pas du tout fan des livres de Tolkien, alors que son univers est pourtant séduisant. Je n’ai ainsi jamais réussi à finir Le Seigneur des Anneaux. Par contre, j’ai lu entièrement le petit fascicule Bilbo le Hobbit et c’est là que j’ai compris pourquoi je n’aimais pas Tolkien : 1°) aucune figure féminine dans son texte, les femmes pffft, aucun intérêt de toute évidence 2°) de longues descriptions pour les déplacements, les voyages et très peu de développement pour les scènes d’action. Moralité : il ne se passe rien dans ses livres et quand il commence à y avoir du mouvement, l’auteur élude assez vite. Et c’est là que Peter Jackson est super bon. Car il a supprimé tout ce qui n’avait pas d’intérêt et développé tout ce qui en avait. Ça et les paysages de Nouvelle-Zélande, des effets spéciaux assez réussis et surtout un casting de premier ordre. Les films de Jackson sont donc des réussites et particulièrement ce troisième opus du Hobbit, que j’ai bien aimé alors qu’il me semblait superflu. Bon évidemment, il faut le voir en VO, sinon on perd tout des incroyables voix de Richard Armitage et de Benedict Cumberbatch (d’où la nécessité d’aller le voir au Gaumont qui propose de plus en plus souvent des projections VO, mais comme il n’était pas question de voir le film en 3D, j’ai du attendre plusieurs semaines après sa sortie).

 2. Whiplash de Damien Chazelle

J. K. Simmons et Miles Teller in Whiplash  © 2014 Sony Pictures Releasing GmbH

J. K. Simmons et Miles Teller in Whiplash © 2014 Sony Pictures Releasing GmbH

Après avoir visionné la bande-annonce une seule fois, j’ai eu envie de voir ce film. Et pour une fois, je n’ai pas eu le temps de tergiverser car une occasion de le voir s’est présentée juste après. J’ai lu des critiques très diverses sur ce film, certes assez souvent salué mais qui cristallise aussi parfois un profond rejet. Et je comprends les deux visions. Personnellement j’ai beaucoup aimé mais parce que j’ai senti assez vite que ce n’était pas vraiment un film sur la musique et le plaisir qui y est associé. Donc, les vrais mélomanes seront déçus. Par ailleurs, il n’y a à mon sens pas de héros dans cette histoire. Les deux personnages principaux sont assez détestables parce qu’ils sont tous les deux très ambitieux ce qui les conduit à une certaine exigence mais aussi à un dédain violent pour les moins talentueux et les moins ambitieux. Ceci dit, le duel entre les deux est passionnant et on si on se laisse embarquer, on se retrouve happé par la scène finale, incroyable de suspens. Comprenez quand même qu’il n’y a pas vraiment d’histoire à part la confrontation de deux personnalités, le maître et l’élève (d’où aussi l’intérêt de voir le film en VO pour ne rien perdre du jeu des acteurs, cette fois j’ai opté pour le Katorza). Enfin, bien que les instruments de musique et le jeu soient très bien filmés, d’une manière vive et esthétique, ce n’est pas un film particulièrement musical.

3. Mr Turner de Mike Leigh

Timothy Spall in Mr Turner © Simon Mein Thin Man Films

Timothy Spall in Mr Turner © Simon Mein Thin Man Films

J’espérai que ce film resterait un peu plus longtemps à l’affiche mais il a eu une forte concurrence. Obligée d’aller le voir au Concorde (salle qu’en réalité j’aime beaucoup car les fauteuils sont hyper confortables). Un film qui se mérite (2h20 au compteur), assez lent, sans réelle trame narrative. J’ai un peu lutté au début pour rentrer dedans, ce qui m’arrive rarement. Mais une fois qu’on se laisse entraîner pas le rythme lent, la lumière tout à fait particulière et les bougonnements du peintre Turner, c’est un beau film. J’ai particulièrement aimé tous les moments qui concerne le travail du peintre, ses esquisses, son usage des pigments, les expositions à la Royal Academy. Le personnage est cependant assez peu sympathique, taciturne et bougon mais s’anime souvent lorsqu’il s’agit de parler musique ou peinture et Timothy Spall est génial.

4. Les pingouins de Madagascar de Simon J. Smith et Eric Darnell

Les Pingouins de Madagascar © 2014 DreamWorks Animation L.L.C.

Les Pingouins de Madagascar © 2014 DreamWorks Animation L.L.C.

Clairement distrayant et fait pour les plus jeunes, un adulte y trouve son compte car une parodie de film d’espionnage est toujours amusante. C’est malin et vif mais il est évident que j’ai déjà tout oublié de cette histoire pas vraiment originale si ce n’est qu’elle est menée par des pingouins.

5. I Was a Male War Bride (Aller coucher ailleurs) de Howard Hawks.

Cary Grant et Ann Sheridan in I was a Male War Bride

Cary Grant et Ann Sheridan in I was a Male War Bride

Au Cinématographe, en décembre on pouvait voir une rétrospective Howard Hawks. J’avais listé plein de films et finalement je n’ai réussi qu’à aller voir I Was a Male War Bride. Et j’ai été franchement déçue. Avoir Cary Grant ne suffit pas à porter un film. Pourtant, l’histoire aurait pu être originalement abordée : un officier belge épouse à la fin de la Seconde Guerre Mondiale une femme américaine incorporée à l’armée. Lorsqu’elle doit rentrer aux USA, il doit obtenir une autorisation pour immigrer avec elle (on ne plaisante pas avec cela) et le seul document existant est fait pour les femmes de militaire ! On sent évidemment la situation cocasse mais cela aurait aussi pu être traité de manière intelligente. Or, tout le film n’est qu’un vaudeville absurde (tous les ressorts les plus bêtes sont utilisés pour faire capoter leur mission puis pour les empêcher de partir aux Etats-Unis). Et je me serais clairement passée de voir Cary Grant travesti grossièrement. Dommage.

Et puisque je suis terriblement en retard pour poster cet article, j’ai eu le temps de retourner au cinéma depuis Noël…

6. The Imitation Game de Morten Tyldum

Benedict Cumberbatch in THe Imitation Game  © SquareOne Entertainment

Benedict Cumberbatch in THe Imitation Game © SquareOne Entertainment

Séance au Gaumont parce qu’il y passe en VO et que c’était impossible d’imaginer tous ces fantastiques acteurs anglais sans leurs voix originales. Et donc, je ne sais pas quoi dire de vraiment nouveau sur ce film à part qu’il est excellent. J’ai été captivée par l’histoire qui aurait pu être ennuyeuse mais qui est présentée de manière rythmée (le coup des flash-back s’il n’est pas original, fonctionne super bien ici). Et puis, définitivement, Benedict Cumberbatch est wonderful. Impossible que ce film ait été aussi réussi sans sa prestation impeccable de justesse à mon avis, son personnage étant tour à tour, énervant, agaçant ou touchant, mais sans excès. Mon film préféré de ces derniers mois je pense.

7. Into the Woods de Rob Marshall

Emily Blunt, James Corden et Meryl Streep in Into the Woods  © Disney Enterprises, Inc

Emily Blunt, James Corden et Meryl Streep in Into the Woods © Disney Enterprises, Inc

Bon, si vous n’aimez pas les comédies musicales, passez votre chemin. Clairement, l’idée de départ à beau être séduisante (plusieurs contes se télescopent) et la plupart des personnages absolument pas manichéens (ils ont tous un côté déplaisant ou se conduisent parfois mal), l’ensemble est quand même assez moyen. On s’y ennuie pas mal d’autant que, comme le titre l’indique (pour une fois ce n’est pas n’importe quoi), tout se passe essentiellement dans les bois. Bref, de revirements de situations en histoires qui finissent en queue de poisson (celle de Raiponce et de son prince dont on n’entend plus trop parler dans la dernière partie), l’ensemble ne mérite pas une sortie onéreuse au cinéma. Mais avec une place à 5€ et une offre cinéday (la deuxième place est offerte), ça fait 2.50€ pour voir les princes charmants chanter stupidement en haut d’une cascade. C’est super et hilarant (ça m’a clairement fait ma soirée)! Impossible de trouver une version VO (le film ne passe que dans peu de salles à Nantes, je l’ai vu à Pathé) mais comme les chansons ne sont pas traduites, ça reste supportable.

Si vous avez suivi, pas besoin de classement. Je conseille sans réserve The Imitation Game, les autres, c’est en fonction des goûts et du degré de divertissement voulu !

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