Zombie in love

affiche Warm bodiesWarm bodies ça vous dit quelque chose ? C’est le film de zombies que tout le monde peut voir parce que c’est aussi une comédie romantique ! Et franchement, ce film est un petit plaisir à ne pas bouder. Alors bien sûr c’est un film avec des morts-vivants, de la cervelle humaine et des grognements en guise de dialogues donc il ne va pas révolutionner votre vie. Mais c’est un film qui dans son genre (c’est-à-dire un truc intermédiaire entre la romance et le film d’horreur) est réussi car il joue parfaitement avec les codes des deux genres.

Par exemple, niveau romance c’est Roméo et Juliette : le garçon se prénomme d’ailleurs « R » (ou plutôt RRRRrrrrRR) et la fille « Julia » et il y a même une sorte de petite scène du balcon. Niveau horreur : cadavres en putréfaction, morsures, déjeuners de cervelle et « osseux » effrayants. Ok.

 © Entertainment One Films

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Tout cela est parfaitement assumé. Les zombies marchent… comme des zombies, les encore humains sont surarmés et musclés. C’est donc le mélange des deux genres qui fait l’intérêt de ce film ? Pas du tout. Ce qui fait tout son attrait et qui recueille mon enthousiasme ce sont bien d’autres aspects.

1. Le film est présenté du point de vue des zombies (c’est donc une situation plutôt intéressante et nouvelle).

 © Entertainment One Films

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2. Le film se moque gentiment de lui-même et des films de zombies en général en reprenant tous les clichés (prononcez à l’américaine « clichéey ») et en les mettant en exergue par la voix off du héros.

3. L’histoire est inversée : les zombies redeviennent vivants.

4. Le scénario a des lacunes (comment les zombies le sont-ils devenus ? comment peut-on ressusciter un corps à demi décomposé ?) mais assumées (les zombies ne se souviennent de rien, les humains ne s’intéressent pas vraiment aux cadavres ambulants).

5. C’est drôle et léger.

 © Entertainment One Films

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6. La BO est exploitée dans la narration et est plutôt sympa.

Verdict : c’est pêchu, pas du tout prétentieux, bien interprété et parfaitement distrayant. Le seul bémol : ne pas aller voir ce film pour avoir peur (même pas un peu).

Ggrrrrrggrrrggnn !

Pour en savoir plus :
 
Warm Bodies de Jonathan Levine avec Nicholas Hoult, Teresa Palmer, John Malkovitch sur Allociné.
Le film est adapté du roman (que je n’ai pas encore lu) de Isaac Marion, Vivants, Bragelonne, 2011.
La playlist du film est sur le site du compositeur Marco Beltrami.
Pour extrapoler et réfléchir à la question des genres mineurs/majeurs dans les arts en général (pas seulement le cinéma) on lit l’introduction de : Andy Warhol n’est pas un grand artiste d’Hector Obalk, Flammarion, 2001.
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One Response to Zombie in love

  1. la soeurette says:

    J’ai adoré aussi, enfin un film qui ne se prend pas au sérieux mais qui est plus que distrayant ! Et perso, j’ai eu « un peu » peur au début quand on voit les « osseux » (beurk, qu’ils st vilains ceux-là !). A voir (en bonne compagnie :)

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