Troubles obsessionnels

©le15ter

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Comme c’est le printemps mais que le beau temps reste intermittent, c’est l’occasion de passer du temps à ranger l’appartement. Le fameux « ménage de printemps »… Alors, je n’ai pas l’intention de vous donner des astuces de grand-mère pour nettoyer les vitres ou faire reluire les cuivres mais je peux vous montrer la manière dont je rends le classement plus séduisant et aussi vous donner un aperçu de l’agitation fébrile de mon cerveau (délirant ?).

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Le constat est le suivant : j’ai plein de boîtes vides. Boîtes à chaussures, colis, les belles boîtes « My Little Box », etc. Elles ne sont pas toutes jolies ces boîtes mais elles sont de petites tailles et peuvent être facilement rangées sur une étagère ou dans un placard. Par ailleurs, j’ai pas mal de trucs qui sont rangés (oui, au départ, ces trucs sont rangés) mais qui finissent en vrac dans des tiroirs ou de grandes boîtes. La solution est donc toute trouvée : utiliser les petites boîtes pour contenir le désordre (hum! je suis optimiste parfois!). Donc, comment relooker à moindre frais des boîtes à chaussures, de vieux colis et même les boîtes beauté reçues ces derniers mois ?

Le relooking « box » du 15ter (c’est là que la pathologie va apparaître…)

1. Dénicher toutes sortes de boîtes (mais si, vous savez, toutes celles que l’on conserve « au cas où » dans le bas des placards, dans la cave, au grenier…).

2. Les peindre (ou pas si elles sont beautifuls) avec des restes de peinture (mais si, vous savez, les restes des pots de peinture du salon, du fauteuil et du plafond que l’on garde dans une caisse dans le garage, « au cas où » mais qui finissent toujours par sécher et être inutilisables).

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3. Découper dans des magazines divers (mais si, vous savez, les piles de magazines que l’on garde « au cas où » on voudrait relire un article et parce qu’on a la flemme de les descendre au collecteur), des lettres de différentes tailles et de différentes typographies.

4. Jouer au serial killer, au maître chanteur, au traître anonyme et composer des textes à partir de ces lettres puis les coller sur les boîtes. Dans un esprit pragmatique, j’ai choisi bêtement d’indiquer ce qu’il y avait dans les caisses mais il est possible d’être plus imaginatif.

Tadaaa !

Les conseils du 15ter :

– éviter de laisser vos voisins vous voir seul, découper les lettres dans des journaux, la nuit. Ça peut leur sembler… bizarre

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– ne pas choisir des lettres trop petites

– essayer de conserver une harmonie en choisissant pour chaque phrase deux ou trois lettres provenant du même texte initial ou au moins des lettres dont les couleurs sont proches

– préférer les lettres sur un fond uni, plus faciles à lire de loin mais colorées car c’est la couleur qui donne du peps

– choisir des magazines en français si vous pensez écrire vos textes en français, en anglais pour des textes en anglais, etc, cela évite de devoir courir après la lettre manquante, rarement utilisée dans une langue

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– on peut facilement utiliser certaines lettres à la place d’autres. Par exemple : le « n » et le « u » et parfois le « z », le « l » et le « i », le « d » et le « p », etc

– classer les lettres par ordre alphabétique pour commencer, permet ensuite de gagner du temps (et si vous avez l’intention de vous en resservir une autre fois, les ranger en conservant le classement, ça évite de passer 20 minutes à tout trier, oui, ce que j’ai fait cette fois !)

– choisir des magazines différents car souvent un même magazine n’utilise que  deux ou trois typos différentes au maximum. Ou bien choisir un magazine avec plein de pubs (pour une fois que c’est utile !).

– Ne pas trop insister au moment du collage. Mettre juste une touche de colle derrière les lettres, les positionner sur la boîte en les bougeant légèrement pour que la colle soit bien répartie (à vous de choisir si vous les voulez alignées ou pas), appuyer et attendre un peu que ça sèche. On redonne une petite tape sur les coins qui ont tendance à se décoller lorsque l’ensemble est presque sec mais on n’insiste pas (sinon on finit par tout salir avec des doigts sales et par abîmer le papier fragile). La colle devient normalement transparente en séchant. Si vraiment certaines parties sont mal collées, on les reprend plus tard. Ou bien, on passe un coup de vernis-colle si on en possède.

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Et ce n’est pas grave si vous laissez vos empreintes digitales dans la colle, si vous postillonnez sur les boîtes, ou si vous utilisez un magazine rare auquel vous êtes abonné qui permettra de vous identifier en 2 minutes d’après la base de données conservée par l’éditeur. A ma connaissance, faire ce genre de déco n’est pas un crime mais c’est sans doute loufoque pour certains, une perte de temps pour d’autres, la manifestation d’une tendance à regarder un peu trop les séries policières à la TV (j’avoue).

A vos ciseaux !

Pour en savoir plus :
 
Juste les « My Little box » dont je ne vous ai pas parlé en détail mais qui sont top (des produits de beauté, des accessoires, un magazine, une jolie boîte) et pour lesquelles j’ai un abonnement avec un binôme (on se partage le contenu de la boîte !).

 

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One Response to Troubles obsessionnels

  1. la soeurette says:

    Beautiful !!!! Tu regardes trop Barnaby c’est certain !

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